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Esthétique Claire

RégénérerTechnique

PRP sur le visage : du plasma riche en plaquettes, pour quoi faire

Rédigé par Léandre Bressolles · relu et validé par Pascaline Roudier · sources lues le

C’est la page où notre méthode donne un résultat inattendu : en lisant ce que disent les concurrents, on trouve des centres qui proposent le PRP ; en lisant l’ANSM, on trouve une interdiction. Nous suivons l’ANSM.

Le déroulé, en général

Il n’y a pas de déroulé à recommander, puisque l’acte est interdit à visée esthétique. Ce que décrit l’ANSM, pour que vous sachiez de quoi il s’agit : un échantillon de sang est prélevé, centrifugé pour séparer les plaquettes des autres composants, puis le concentré de plaquettes obtenu est réinjecté à la même personne, avec de multiples injections dans la peau, parfois en ajoutant d’autres substances au moment de l’injection.

Plan 1

Ce qu’est le PRP, dit simplement

Le sang contient des plaquettes, des cellules qui servent notamment à la coagulation. Le PRP, ou concentré de plaquettes autologues, est un prélèvement de sang dont on sépare les plaquettes en le centrifugeant. « Autologue » signifie qu’il provient de la personne qui le recevra.

Les pages de centres le présentent parfois sous des noms imagés. Le procédé est toujours le même, et c’est lui que visent les autorités.

Plan 2

Pourquoi l’usage esthétique est interdit

L’ANSM explique que les principes généraux encadrant le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain imposent que ces activités poursuivent une fin médicale ou scientifique, ou soient menées dans le cadre d’une procédure judiciaire. Elle précise que le code de la santé publique fixe de manière limitative ce qu’on a le droit de préparer à partir du sang ou de ses composants, et que la préparation de concentrés de plaquettes à des fins esthétiques n’y figure pas.

L’agence rappelle aussi que le Conseil d’État a confirmé cette interdiction par un arrêt du 4 novembre 2015, et que tout médecin doit s’y conformer sous peine de sanctions pénales et disciplinaires.

Plan 3

Ce que cela change pour vous

Un acte interdit n’est pas encadré comme un soin autorisé. Vous ne pouvez pas compter sur les protections que la loi attache aux actes licites. Un praticien qui propose du PRP à visée esthétique contrevient à la loi, ce qui doit vous faire douter du reste de ce qu’il avance.

Ce texte ne juge pas les personnes. Il vise l’acte. Si vous avez déjà reçu du PRP et que vous avez un doute ou un symptôme, parlez-en à un médecin.

Plan 4

Ce qui reste incertain, et ce que nous ne disons pas

Nous ne traitons ici que l’usage à visée esthétique, objet de l’alerte de l’ANSM. Nous n’avons pas lu de texte sur d’autres usages et n’en parlons pas. Aucune source officielle lue n’évalue l’efficacité du PRP sur la peau du visage.

Les pages qui promettent un visage « régénéré » décrivent une offre et ne citent pas cette interdiction. Pour d’autres techniques proposées dans la même rubrique, voir Microneedling et Mésothérapie du visage.

Fiche à emporter

À demander au médecin

Cochez ce que vous voulez demander, puis imprimez la liste pour la garder sous la main.

Source lue

Pièce du dossier

Interdiction de l’usage esthétique des concentrés plaquettaires autologues, base légale et sanctions : ANSM, usage esthétique du plasma riche en plaquettes, lue le 09/10/2026. Statut de médecine esthétique et produits injectables : ANSM, produits injectables utilisés en esthétique, lue le 09/10/2026.

Sources lues le .

Cette page donne des informations générales : elle ne remplace pas l’avis d’un médecin, qui seul peut examiner votre situation. En cas de doute, parlez-en à un médecin.

À garder en tête

En trois lignes

  • L’injection de PRP à visée esthétique est interdite en France, rappelle l’ANSM.
  • Les médecins qui la pratiquent risquent des sanctions pénales et disciplinaires.
  • Aucun texte officiel lu ne démontre son efficacité sur la peau du visage.

Questions fréquentes

Ce que l’on demande souvent

Le PRP est-il vraiment interdit sur le visage ?

À visée esthétique, oui, d’après l’ANSM, qui rappelle que la préparation de concentrés de plaquettes à des fins esthétiques ne figure pas dans la liste limitative du code de la santé publique. Le Conseil d’État a confirmé l’interdiction en 2015.

Pourquoi tant de centres le proposent-ils ?

Nous ne pouvons pas répondre à leur place. L’ANSM écrit avoir été alertée du développement de cette pratique en France et rappelle à tout médecin sa responsabilité de se conformer à la loi.

Que faire si l’on m’en a déjà injecté ?

Si vous avez un symptôme (fièvre, rougeur qui s’étend, douleur), consultez un médecin sans attendre. Si vous avez seulement un doute, parlez-en à votre médecin traitant.